L’IAE au cœur de l’économie circulaire
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Bonnes pratiques/témoignages

L’IAE au cœur de l’économie circulaire - Témoignage : les gisements de Lemon Aide (93)

Petite sœur insertion de Lemon Tri, Lemon Aide bénéficie du soutien de la Face (Fondation Agir Contre l’Exclusion) et du fonds Danone écosystème. Lancée en 2016, l’entreprise d’insertion Lemon Aide accompagne vers l’emploi durable ses « lemonaiders » via les métiers du recyclage et de l’économie circulaire.

Les préoccupations de l’entreprise sociale sont triples : en amont, rechercher des gisements de petits flux, en aval, envoyer la matière en gros flux dans des exutoires qui ne soient pas basés en Chine ou en Inde, tout en faisant « tourner la boutique », comme le dit Julien Guillou, directeur commercial. Car, sur place, il s’agit d’être efficace. Pas question de laisser s’empiler les déchets au-delà des capacités de stockage et de traitement des entrepôts, basés à Pantin.

Aller chercher le gisement

Lemon Aide recherche des filières locales de repreneurs. « L’idée, c’est de trouver des filières pour toutes les matières, par exemple les fûts jetables, les mégots… », commente Julien Guillou. En matière de collecte, la petite entreprise veut « aller chercher le gisement. Nous allons jusqu’aux guichets des administrations, des petites sociétés, parfois juste pour collecter un containeur de carton ». Les gros acteurs, tels Veolia ou Richebourg ne sont pas forcément équipés pour ces petits flux, car leur unité de référence est la benne. Le travail sur-mesure vaut aussi pour les horaires, avec « des créneaux parfois imposés par les clients ».

Sur place, à Pantin, les salariés en insertion apprennent à conditionner la matière, par exemple en balles. Pour remplir un semi-remorque, il faut faire environ 60 balles de 250 kg de PET (le composant des bouteilles en plastique qui a remplacé le PVC). Dans les entrepôts, on se forme aussi à conduire un Fenwick, on apprend les règles de sécurité, sur presse et autre. Chaque promo de lemonaiders effectue ainsi tout un parcours de professionnalisation.

Si la collecte majoritaire aujourd’hui est celle des emballages de boissons et alimentaires, l’entreprise va déployer son activité sur des flux d’emballage professionnel, sur le toner, par exemple.

A l’autre bout de la chaîne, cette petite société par actions simplifiée veut aussi se positionner sur le réemploi de matières pour le BTP : dalles de faux plafond, portes, fenêtres… On le voit, la boucle de l’économie circulaire est bien bouclée !