L’État accroît son soutien

Publié le 8 mai 2019
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Emploi

Comme annoncé en février dernier, à la conférence régionale de l’ESS, l’État accroît son soutien à l’IAE en Île-de-France pour 2019. L’enveloppe financière consacrée aux aides aux postes qui était de 79 millions en 2018, passe à 95 millions. Par ce geste, conscient de la sous-dotation de notre région jusqu’à présent, eu égard au nombre de chômeurs de longue durée, l’État reconnaît le travail des quelque 400 SIAE des huit départements franciliens qui ont plus que rempli leur feuille de route.

En avril, le secrétaire général pour les affaires régionales réunissait les réseaux IAE et les principaux acteurs publics chargés de l’inclusion. La rencontre permettait de tracer les directions à suivre pour renforcer l’IAE. L’amélioration de la couverture territoriale de l’IAE est un premier axe, les structures étant très inégalement réparties par rapport aux besoins des publics visés. Sont notamment ciblés, les quartiers prioritaires franciliens du nouveau programme de l’Anru, qui représentent plus du quart de ce plan national de renouvellement urbain.

Deuxièmement, il s’agit d’accentuer la prise en charge de certaines catégories de population. Les femmes, en particulier, sont sous-représentées dans certaines filières de l’IAE, comme le BTP. Et la tendance a du mal à s’inverser. Les réfugiés constituent un autre public à prioriser, ainsi que les personnes handicapées et les demandeurs d’emploi de très longue durée.

 

Financer la formation

La formation et son financement, autre sujet important de préoccupation des acteurs de l’IAE et du Grafie, a aussi été abordée lors de la rencontre avec les pouvoirs publics. À ce sujet, la ventilation régionale du plan d’investissement dans les compétences (PIC) et de son volet IAE qui se monte à 200 millions d’euros va être décisive. Le tout nouvel OPCO « Cohésion sociale », qui reprend les champs d‘intervention de l’OPCA Uniformation, a déclaré vouloir « poursuivre son engagement auprès des SIAE, en mobilisant des fonds mutualisés en complément de ceux du PIC ».

Cependant les structures restent inquiètes : comment vont être financées les actions d’accompagnement, d’apprentissage de la langue française et de tous les savoir-faire et savoir-être préalables à toute formation professionnalisante ?

Lors de la réunion d’avril, il fut aussi question du financement de l’innovation sociale et des expérimentations que l’État appelle de ses vœux. Nous en saurons certainement plus après la remise du rapport du président du nouveau conseil de l’inclusion dans l’emploi. Ce dernier était d’ailleurs présent à la rencontre à la préfecture de région.