Type de publication
Bonnes pratiques/témoignages

Régie de Nanterre : un circuit court de l’emploi

Créée en 2007 et labellisée en 2012, la régie de quartier de Nanterre est née de la mobilisation des habitants. C’est une marque de fabrique des régies que de travailler d’abord sur le lien social, sur le territoire d’implantation.

Comme l’explique Thierry Lang, le directeur de cette équipe de 30 ETP, plusieurs associations travaillaient déjà sur le thème de la relation. D’où l’idée de choisir l’insertion. Avec ses deux supports, atelier et chantier d’insertion (ACI) et entreprise d’insertion (EI), la régie de quartier de Nanterre couvre un large spectre d’activités, adaptées à ses différents publics.

L’EI intervient pour des missions de rénovation du bâti, privé et public, et répond à des appels d’offres de la ville. L’ACI se charge du nettoyage des espaces verts et de la voirie publique. Grâce à l’accompagnement des salariés en parcours, la régie assure des prestations de qualité.

 

La force de l’ancrage local

L’ancrage local permet au lien social de jouer à plein : on respectera davantage un square nettoyé par le fils de la voisine plutôt que par un intérimaire anonyme d’une société lambda, lui-même moins motivé à embellir un quartier qui n’est pas le sien.

Sur ces chantiers, travaillent des primo-arrivants n’ayant aucune connaissance de la France, de jeunes adultes avec très peu d’expérience professionnelle, des réfugiés, parfois très qualifiés, mais sans passerelle pour leur diplôme, des personnes très expérimentées, mais en difficulté, etc.

Misant sur un parcours de formation sur mesure, la régie a recruté deux formateurs en français, de niveau master, ainsi qu’un informaticien, en plus des encadrants techniques et d’un conseiller en insertion professionnelle. Grâce à ces compétences, cette SIAE peut s’enorgueillir  d’un taux de 70 % de sorties dynamiques.

L’hybridation de ses ressources, ville, département, mais aussi syndics d’immeubles, bailleurs, particuliers, permet à la régie de quartier de financer d’autres actions. Citons celles de médiation / participation citoyenne, de distribution de plantes invendues du commerce à des associations, de jardinage et compostage...

De belles fertilisations croisées !