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Ardeur, association intermédiaire de Neuilly : une passerelle pour l’emploi

MenageAgréée depuis 1989, Ardeur intervient dans les Hauts-de-Seine et l’ouest parisien, en mettant à disposition des demandeurs d’emploi auprès de particuliers ou d’entreprises. Une insertion qui se concrétise parfois par un recrutement, grâce aux efforts conjoints des trois parties prenantes que sont l’association intermédiaire, le salarié et le donneur d’ordre. Rencontre avec Catherine, bénévole active.

 

Quelle est la démarche de l’association ?

 

Par le biais de missions ponctuelles ou régulières proposées à des demandeurs d’emploi, l’association intermédiaire doit les aider à retrouver un emploi stable. Les douze permanents, répartis sur trois antennes, ont un rôle clé d’écoute et de diplomatie en tant qu’interface, pour satisfaire les demandes parfois compliquées de la clientèle en trouvant la personne susceptible d’y répondre. De même, l’implication des salariés en insertion passe par la qualité de l’attention humaine et de l’accompagnement mis en œuvre. La réussite des missions et des processus d’insertion repose de fait sur le « trio gagnant » Ardeur / salarié en insertion / donneur d'ordre.

Un exemple d’insertion réussie ?

Une embauche en CDI à temps partiel, au Centre de formation d’apprentis des métiers de la santé et de la solidarité (Levallois Perret). C’est vraiment l’illustration d’une coopération réussie : Ardeur, assure le suivi du salarié en situation de travail, le salarié mis à disposition fait la preuve de ses compétences et le donneur d’ordre ouvert l’accueille et l’intégre. 

C’est ainsi qu’au terme de trois mois de missions régulières, les mises à disposition se sont transformées en contrat de travail ferme, sur un emploi d’« homme à tout faire » affecté à l’entretien général de l’établissement.

A quelles difficultés l’action d’Ardeur doit-elle faire face ?

Nous sommes une association dont la finalité est de trouver un emploi aux demandeurs d'emploi inscrits chez nous. Dans le même temps, nous sommes une entreprise, avec des clients, une obligation de résultats, y compris économiques. Dans ces conditions, nous savons que les personnes mises à disposition qui travaillent bien vont sortir vers l’emploi, même si nous aurions plutôt envie de les garder, par rapport à des donneurs d’ordre souvent exigeants. Cette double contrainte est permanente.

Par ailleurs, il faut en permanence expliquer aux donneurs d’ordre que l’insertion n’est pas synonyme de sortie de prison ou de délinquance : ils font souvent la confusion avec la « réinsertion » des détenus, d’où des craintes et des préjugés sans objet. De même, l’association intermédiaire donne une idée floue du processus : intermédiaire entre quoi et quoi ? Pour caractériser notre démarche, je préfère parler de passerelle, c’est plus dynamique.

Quels sont vos perspectives et vos souhaits pour l’avenir ?

Approfondir le suivi des missions et développer la clientèle des entreprises.

Les idées ne manquent pas. Leur concrétisation dépend aussi, bien sûr, de l’aide financière apportée par les partenaires institutionnels locaux.

 

Propos recueillis par Anne Meyer

 

Ardeur

Un Conseil d’Administration composé de douze membres dont deux élus locaux. Un Bureau composé de quatre administrateurs auquel participe le directeur groupe François CASTEX. L’Assemblée Générale annuelle réunie en juin à laquelle sont associés les salariés et les partenaires. Un siège social, dont un service Développement et Communication animé par Marion CHEREST,  300 salariés par an en mission auprès des clients (92 et 75). 3 agences sur 3 sites : Boulogne Paris – Clichy Levallois – Neuilly sur Seine. 12 permanents développant le projet social et économique d’ARDEUR. 1500 clients sur les 3 agences Des services externalisés, dont un cabinet d’expertise comptable et un commissariat aux comptes.